Dylanesque

Don'tLookBack

Dimanche 28 mars 2010 à 19:52

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Je me suis couché à 4h du matin, je me suis levé à 15h. 
La fatigue accumulée, le changement d'horaire, les cigarettes froides, l'appartement en bordel. Je suis une épave. 
Des mois de travail pour accoucher d'une pièce de théâtre, jouée deux fois seulement. Une adaptation libre de la série "Six Feet Under". 
Et bien voilà, c'est terminé, on peut enterrer tout ça et recommencer l'an prochain. Une belle aventure, éprouvante surtout. 
Au lieu de me reposer, j'ai enchaîné avec un tas d'autres trucs et me voilà comme un zombie, un dimanche après-midi. 

Un dimanche après-midi sous la pluie, fouillant dans mes poches pour acheter des clopes. Regardant les trains passer. 
Quand je suis dans cet état là, le seul qui arrive à me calmer, à coller à mon humeur, c'est Nick Drake. 
Nick Drake et "Wich Will", alors que je suis à ma fenêtre, que j'ai le regard perdu dans la grisaille. 
En me disant que les vacances c'est bientôt, mais qu'avant ça, il faudra se replonger dans le travail et ne pas tout foirer. 
Je suis mort de fatigue, mais je garde un soupçon d'optimisme. 

Le 1er juillet, j'irais voir Bob Dylan à Nantes. Ce sera la deuxième fois. Tout près de chez moi. 
Et puis après j'irais en Espagne. Non vraiment, la suite s'annonce délicieuse, il suffit d'être patient. 
Vous verrez, je vous raconterais. 

Ouais, je crois que je vais retourner me coucher. Dormir, débrancher mes neurones. 
Une longue sieste avec la fenêtre ouverte, le bruit d'une averse comme berçeuse. 
Et Nick Drake, pas trop fort, comme une voix lointaine, un murmure. 


 

Samedi 20 mars 2010 à 23:06

Et de 100... le premier jour du printemps !

Je l'aurais attendu ce maudit printemps. Un peu déçu parce qu'il a plu. Mais bon, une nouvelle période commence et après une semaine à toucher le fond, j'aurais presque envie d'être optimiste. Le deuxième album de Noah and the Whale est de saison, pour différentes raisons. Et je vous le conseille. 

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Je vous en ai conseillé des choses ! 100 articles. Consacré pour la bonne moitié à Dylan, les autres se partageant les restes. J'ai parlé un peu de moi aussi, et c'est quelque chose qui risque de se reproduire. J'avais beau dire le contraire, j'aime bien parler de moi. 

100 articles, et deux ans sur Cowblog. Un an et trois mois pour ce blog, mais avant il y avait la première version, tombé dans l'oubli. Et c'est pas plus mal. 100 articles et j'ai pas envie de m'arrêter, j'ai encore un tas de choses à partager avec vous. Mon blog, c'est une belle thérapie caché sous un tas de musique, de fautes d'orthographes et de playlist.  

Peut-être qu'il serait temps de changer un peu la formule, l'habillage, les couleurs. De faire venir un peu de soleil sur ce blog tout en noir. Mais je sais pas comment faire et pour l'instant, je reste sobre. Je pourrais trier un peu mieux, ranger le bordel, faire mon ménage de printemps. Mais non. Non, non. 

Cela dit, je pense vous proposer plus d'articles, mais des articles plus courts. Des notes, des billets d'humeur, quelques mots, quelques sensations. Je sais pas, ça me démange parfois et puis je me dis non. Mais pourquoi pas. 

100 articles, et c'est reparti pour un tour ! Pour célébrer ce minuscule événement, une énième photo de Dylan. Et un grand merci à ceux qui sont fidèles à mes conneries. Moi je reste fidèle à ma connerie, à mes bons jours, à mes mauvais jours, à la musique que j'aime et à Dylan. 

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Et ce printemps, je vais le savourer à pleines dents ! Tout est dans cette chanson, cette joli chanson, puissiez vous y trouver le courage de repartir du bon pied ! 

It's the first day of spring
And my life is starting over again
The trees grow, the river flows
And its water will wash away my sins
For I do believe that everyone has one chance
To fuck up their lives
But like a cut down tree, I will rise again
And I'll be bigger and stronger than ever before

For I'm still here hoping that one day you may come back
For I'm still here hoping that one day you may come back

There's a hope in every new seed
And every flower that grows upon the earth
And though I love you, and you know that
Well I no longer know what that's worth
But I'll come back to you in a year or so
And I'll rebuild, be ready to become
Oh the person, you believed in
Oh the person, that you used to love

For I'm still here hoping that one day you may come back
For I'm still here hoping that one day you may come back

Samedi 20 mars 2010 à 22:41

Dans le train qui m’emporte vers St Nazaire, il y a un chapeau qui dépasse du siège, devant moi. Je ne fais pas gaffe au début, et puis quand on arrive à destination, le type se lève et je le reconnais. Grand, élégant, des cheveux longs et une barbe rousse, un air complètement perdu, une guitare sur le dos et un chapeau, donc. Turner Cody, qui longe le quai de la gare d’un pas nonchalant, incognito. Moi je l’ai reconnu mais j’ose pas aller lui parler. Il est flanqué d’un type tout maigre avec une casquette de marin, la même gueule idiote qu’Adam Green. Et puis mon camarade Romain passe me chercher et les deux américains disparaissent dans la foule. De toute façon, je vais les revoir. Parce que Romain et moi on est animateurs sur Radio Campus Angers, et comme le barde country se produit ce soir dans un bar du coin, on va l’interviewer.

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Il fait froid sur le remblai, mais comme j’avais pas vu l’Océan depuis longtemps, on se ballade. Un samedi après-midi tiraillé entre printemps et hiver, entre bourrasques et éclaircies. L’heure de la rencontre approche, et alors qu’on s’engouffre dans le supermarché le plus proche pour trouver de quoi manger, on tombe une nouvelle fois sur notre héros. L’air absent, debout au milieu des surgelés. Une drôle de vision. Je cligne des yeux, il a déjà disparu.

Le VIP est caché dans un énorme fort allemand, un blockhaus datant de l’Occupation. Un lieu sinistre, transformé en chantier culturel : café-concert, expositions, programmation varié. Une affiche, discrète, annonce la venue de Turner Cody et de James Levy, sa première partie. Les deux compères new-yorkais ont décidés de s’attaquer à la Côté Française et on commencé leur tournée par Rennes, la nuit dernière. Leur escapade les mènera jusqu’à Marseille, de bars en bars, traînant derrière eux une minuscule communauté de fans, à peine renforcé par la présence du chanteur sur la bande son du film « Un Prophète ». C’est sur scène que j’avais moi-même découvert Turner Cody, en première partie d’Adam Green, deux ans plus tôt. Immédiatement conquis, j’ai lutté pour trouver ces disques et en savoir plus sur l’ancien bassiste d’Herman Düne. Je repense à tout ça, alors qu’il entre s’installer près de Romain et moi, dans le bar du VIP, où aura lieu le concert.

« Hey guys ! ». Plus décontracté que jamais, il tente de s’accouder au comptoir, manque de tomber, puis se redresse l’air de rien. Son regard vagabonde et il est tellement accessible que ça en devient intimidant. Je lance la première question. En anglais, puisqu’à part « Au Revoir », qu’il répète le temps d’une délicieuse ballade sur son nouvel album, le monsieur ne maitrise pas la langue de Brassens. Son nouvel album, parlons-en justement. « Gangbusters », sorti dans l’indifférence général, orchestré par David-Ivar et toute la bande. Turner avoue être vraiment fier de son rejeton. Son album le plus abouti, selon lui. Je vais pas le contredire, c’est un petit bijou. Quand Romain lui demande pourquoi un new-yorkais pure souche comme lui s’obstine à faire sonner ses chansons comme s’il venait tout droit du Mississippi ou de la Nouvelle Orléans, Turner se met à parler de la tradition country, de ses influences, de Hank Williams à Townes Van Zandt. Je lui demande quel est son album favori de Dylan. « Street Legal » me répond-il, sans hésitation. On continue comme ça une bonne demi-heure, Turner nous paye chacun une bière, en nous confiant son rêve de composer la musique d’un western, de son expérience raté d’étudiant, et de son amour pour la France. James Levy, le sosie d’Adam Green qui le suit partout, débarque une cigarette au bec, et nous offre son album avec timidité. On les remercie tous les deux, et comme il reste un peu de temps avant le début des festivités, on s’engouffre dans la voiture, à l’abri du vent, pour savourer les ritournelles folk de Mister Levy, à la voix suave et aux textes qui rappellent également Adam Green. Tout ce que j’aime, vous l’aurez compris.

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20h et le bar se remplit peu à peu. Un public varié. Un grand gaillard arborant une barbe ZZ Top, traînant un gamin portant un blouson de motard. De jolies filles du genre qu’on croise à un concert de Belle & Sebastian. Des habitués pour qui la country-folk commence et s’arrête à Charlie Winston. Sans prévenir, James Levy traverse la salle et monte sur la petite scène à peine éclairé par deux néons, et sans plus d’introduction, se lance dans sa première chanson. Une complainte classique d’un pauvre gars qui veut récupérer une fille trop bien pour lui. Sa setlist défile et je suis à chaque fois conquis par cette voix grave, qui monte très haut sans jamais avoir à se forcer et touche ma fibre émotive. Ces textes sont parfois un peu couillons, souvent beaux à pleurer. En toute simplicité. Il balance quelques mots timides, doit réaccorder sa guitare, se marre tout seul et sourit comme un con, avec sa gueule de con. N’empêche que derrière ce manque de charisme, se cache un vrai songwriter, un type sincère qui nous balance chaque chanson comme si c’était la dernière. J’ai un peu l’impression de voir un chanteur folk du Greenwich Village, au Café Wha ?, au début des sixties. J’ai un peu l’impression d’assister aux débuts de Bob Dylan. S’il sort un peu de sa coquille, James Levy pourrait aller loin. Il disparaît aussi discrétement qu’il est apparu, retourne s’assoir au fond de la salle sous quelques applaudissements, tandis que Romain et moi sourions, heureux d’avoir trouvé un nouveau chouchou.  

Quelqu’un sort Turner Cody de sa bière, il attrape alors sa guitare et monte lui aussi sur scène. Attaque direct avec le premier titre de « Gangbusters », transformé en blues furieux. Le barde parcourt les cordes de son instrument en se balançant d’avant en arrière, dans une sorte de transe, comme si ces morceaux à la sauce Nouvelle-Orléans l’avaient changés en sorcier vaudou. « Back in the Land of the Living » sonne comme une incantation mais ne semble pas hypnotiser la salle, peu communicatif. Histoire de dérider un peu son public, Turner raconte quelques conneries. Sa première visite à Paris, où un type louche l’avait embauché pour tourner dans une pub. Le tournage avait lieu à Marseille, Turner raconte que partir au soleil pour embrasser une figurante dans une pub et être payé pour ce plaisir l’avait enchanté ! Puis il enchaîne ses nouveaux titres les uns après les autres, de la sautillante « When We Go » à la complainte « Lost As Lost Can Be », les yeux fermés, un peu ailleurs, mais débordant de talent. Ouvrant parfois une paupière pour scruter son audience et esquisser un sourire. « Crying in my Whiskey », sa chanson country la plus cliché, parlant de liqueur et de Mississippi, on lui a demandé lors de l’interview, parce qu’avec Romain, on l’aime beaucoup. Alors il la chante avec tendresse et parvient un peu à réveiller les spectateurs, qui l’envisagent plus comme un agréable bruit de fond que comme un artiste. Nous ne perdons pas une miette du spectacle, qui s’achève sur « Au Revoir », la cerise sur le gâteau. Il y aura tout de même un rappel, histoire de finir sa conso, et Turner maltraite sa guitare le temps de deux morceaux. Quand son jack se décroche, il s’agenouille, et ne lâche quasiment pas son instrument pour le rebrancher. Le barde country s’est transformé sur scène en apprenti bluesman appliqué. Le public l’a écouté d’une oreille distraite, moi j’étais encore une fois sous le charme, avalant chaque mot, chaque note avec un plaisir non contenu.

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En sortant, je m’arrête au stand et achète le 45 tours de « Gangbusters ». Turner me demande si j’ai apprécié « Crying in my Whiskey », je lui dit que j’ai adoré le concert en général. Romain me rejoint, il nous salue, avec une solide poignée de main, on aperçoit James Levy sourire dans son coin. Il promet de revenir et on le laisse, comme on se sépare d’un vieux pote. Pendant son set, Turner expliquait au public qu’il aimerait vivre ici, au bord de l’Atlantique, et venir chanter ses chansons toutes les semaines dans ce genre de bar. Ce serait parfait en effet, et je serais au rendez-vous.

Il fait nuit, le vent souffle toujours, mais on marche au bord de l’eau, un sourire aux lèvres, sifflotant un air de country, bien décidés à suivre Turner Cody pour la vie. Deux vagabonds qui repartiront demain leur guitare sur le dos, avec pour seule raison de vivre un amour commun de la tradition country folk et des belles chansons d'amour. 

Le blog de Turner Cody : http://www.myspace.com/misterturnercody
Le blog de James Levy : http://www.myspace.com/levy


 

Vendredi 19 mars 2010 à 21:34

Impossible pour moi de dire le moindre mal de Josh Rouse. C’est un bon compagnon, qui sans jamais avoir bouleversé ma vie de mélomane, a toujours su me procurer de belles sensations, des albums attachants, réconfortants, une americana savoureuse et variée. Pourtant, je dois avouer que ce nouvel album m’a un peu déçu. C’est probablement (mais peut-être que je manque de recul) son essai le plus faible.

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« Subtitulo » était déjà une déclaration d’amour à l’Espagne et à la nouvelle campagne du troubadour à lunettes. Un album ensoleillé certes, mais teinté de mélancolie, de mélodies douces-amères et surtout, de textes personnels qui visaient juste. C’est bien ce qu’il manque à « El Turista », qui apparaît surtout comme une carte postale un peu vaine. On imagine bien Josh, les doigts de pieds en éventail, une sangria à la main, faire une sieste au soleil. On s’imagine aussi profiter de ces vignettes exotiques dans la même situation. Sauf que même si c’est agréable, ça s’apparente surtout à de la paresse. Et c’est éphémère. Je suis certain que des morceaux comme « Valencia », « Sweet Elaine » ou le tranquille « Cotton Eye Joe » seront délicieux lors des nuits d’étés qui s’annoncent, comme bande-son de mon voyage en Espagne (qui se précise). Seulement, une fois l’hiver revenu, « El Turista » tombera un peu dans l’oubli, car il n’a pas la profondeur nécessaire pour contenir autant de souvenirs que « Nashville » ou « Country House City Mouse ». Il est trop lisse, trop ronronnant pour me procurer autant de bonheur sur la durée. 

Et puis j’ai du mal à accrocher au chant en espagnol, ça lui donne une voix bizarre à Josh, ça ne sonne pas vraiment authentique. Trop de clichés, une ambiance un peu trop club de vacances. Tout est dans le titre. L’album se visite comme un touriste. On y vient pour se reposer, mais on ne s’attache pas, on garde nos habitudes et on repart avec un peu de sable entre les orteils. Josh Rouse n’est plus le troubadour qui nous emporte dans son univers, de Nashville à Barcelone, il est devenu un touriste un peu paresseux, un peu trop heureux pour avoir quelque chose d’intéressant à partager. Je l’aime toujours autant, j’espère juste que ce n’était qu’un petit passage à vide. Un morceau comme « I Will Live On Islands » me conforte quand même un peu. Et je replongerais dans cet album en demi-teinte l’été prochain, on verra bien…  
 

Jeudi 18 mars 2010 à 17:09

J'avais été un peu dur lors de ma chronique du "Contra" des Vampire Weekend. Je manquais de recul, je tirais des conclusions à la hâte, je me méfiais de cette pop en toc qui ne me faisait pas autant vibrer que lors du précédent essai. Et pourtant, ces nouveaux morceaux des bobos de New York n'ont cessé de faire leurs preuves ces dernières semaines, remettant en question toute la mauvaise foi et la sourde oreille que j'avais déversé la dernière fois. Peut-être que c'est l'arrivée du printemps qui rend ces rythmes ensoleillés aussi addictifs. C'est comme ça que j'avais dégusté le premier album, et voilà que le sort s'acharne. Tant mieux, je ne vais pas bouder mon plaisir et continuer à me repasser "Contra" tous les jours jusqu'à plus soif. "Horchata" pour me réveiller le matin, "Taxi Cab" pour me traîner jusqu'à la fac encore un peu dans le cirage, et puis "Diplomat's Son" pour attaquer la soirée en tapant du pied. Quand à la ballade finale, elle fait écho à la mélancolie, à cette tristesse qui est dans l'air, dont on ne peut décidément pas se détacher, il faudra encore attendre... Moralité, n'hésitez pas à donner une mauvaise chance aux albums les plus redouté, vous pourriez bien vous retrouvez avec un beau compagnon de spleen, de ciel bleu et d'oiseaux qui chantent. 

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La prochaine fois, je vous parlerai d'un fantastique concert de Turner Cody. Et du printemps. 
C'est tout pour le moment. 

Vendredi 12 mars 2010 à 22:32

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Un mois plus tard, Dylanesque refait surface. 
Un mois plus tard, Dylanesque ne va pas beaucoup mieux, pas beaucoup pire.
Dylanesque ne sait plus trop bien où il en est. 
Alors ça le renvoie immanquablement vers son clavier, et ce blog qui commençait à prendre la poussière.

Et vous ça va comment ?
Après la neige, la pluie et la tempête, je crache pas sur un peu de soleil, ça fait du bien. 
Le printemps sera là dans quelques jours et je compte en profiter.
M'enfin je suis pas revenu pour faire la météo. 

Quoi de neuf ?
Moi, j'ai beaucoup de choses à faire. Ca m'évite de trop penser.
Seulement, on est vendredi soir, et justement je pense. 
Et c'est toujours la même chose. Je vais pas me répéter. 
J'ai résolu quelques problèmes, j'en ai laissé pourrir d'autres, et certains sont venus s'ajouter à mon quotidien. 
On en est tous plus ou moins là, non ?

Beaucoup de choses à faire donc. 
Un festival de théâtre à diriger, une pièce à mettre en scène et un rôle à interprêter.
Des cours auxquels il va bien falloir se pointer pour ne pas reproduire le suicide organisé du premier semestre.
Un travail peu fatiguant mais où la routine s'est trop bien installée. 
Une émission de radio qui est toujours un plaisir à animer.
Des gens que j'aiment beaucoup, d'autres moins. 
Cela dit, c'est toujours moi qui me dégoute le plus. 

Et des découvertes musicales de tous les côtés.
Je vais vous en balancer quelqu'unes à la gueule, vous irez faire vos recherches et la prochaine fois, promis, j'en parlerais plus en détail.
Teenage Fanclub, Royal City, Broken Social Scene, Nana Grizol, Luna, The Mumlers, Fountains of Wayne, Lou Barlow...
Sparklehorse, juste avant le suicide du chanteur, étrange comme sensation. 
Et puis les nouveaux albums de mes héros : Josh Rouse, Tunng, Johnny Cash (et un dernier souffle beau à pleurer). 
Dylan est toujours dans le coin, plus discret. "Street Legal" ces derniers temps.
J'ai vu "Fantastic M.Fox" et Wes Anderson ne m'a pas déçu. 
Je me suis gavé de séries TV, cf mon forum séries pour en savoir plus. 
J'ai bu, j'ai fumé, j'ai grandi de quelques millièmes de millimètres.

Un mois plus tard, Dylanesque est toujours là, avec de nouveaux tracas, mais un coeur gros comme ça. 
Et plein de choses à raconter. 
Si je trouve le temps, je vous tiens au courant. 
Alors en attendant (comme l'annonçait le titre de mon article précédent), rendez-vous au printemps !

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