Dylanesque

Don'tLookBack

Vendredi 12 mars 2010 à 22:32

http://dylanesque.cowblog.fr/images/zAMMbtLabohh3smrs9mhY93Zo1500.jpg

Un mois plus tard, Dylanesque refait surface. 
Un mois plus tard, Dylanesque ne va pas beaucoup mieux, pas beaucoup pire.
Dylanesque ne sait plus trop bien où il en est. 
Alors ça le renvoie immanquablement vers son clavier, et ce blog qui commençait à prendre la poussière.

Et vous ça va comment ?
Après la neige, la pluie et la tempête, je crache pas sur un peu de soleil, ça fait du bien. 
Le printemps sera là dans quelques jours et je compte en profiter.
M'enfin je suis pas revenu pour faire la météo. 

Quoi de neuf ?
Moi, j'ai beaucoup de choses à faire. Ca m'évite de trop penser.
Seulement, on est vendredi soir, et justement je pense. 
Et c'est toujours la même chose. Je vais pas me répéter. 
J'ai résolu quelques problèmes, j'en ai laissé pourrir d'autres, et certains sont venus s'ajouter à mon quotidien. 
On en est tous plus ou moins là, non ?

Beaucoup de choses à faire donc. 
Un festival de théâtre à diriger, une pièce à mettre en scène et un rôle à interprêter.
Des cours auxquels il va bien falloir se pointer pour ne pas reproduire le suicide organisé du premier semestre.
Un travail peu fatiguant mais où la routine s'est trop bien installée. 
Une émission de radio qui est toujours un plaisir à animer.
Des gens que j'aiment beaucoup, d'autres moins. 
Cela dit, c'est toujours moi qui me dégoute le plus. 

Et des découvertes musicales de tous les côtés.
Je vais vous en balancer quelqu'unes à la gueule, vous irez faire vos recherches et la prochaine fois, promis, j'en parlerais plus en détail.
Teenage Fanclub, Royal City, Broken Social Scene, Nana Grizol, Luna, The Mumlers, Fountains of Wayne, Lou Barlow...
Sparklehorse, juste avant le suicide du chanteur, étrange comme sensation. 
Et puis les nouveaux albums de mes héros : Josh Rouse, Tunng, Johnny Cash (et un dernier souffle beau à pleurer). 
Dylan est toujours dans le coin, plus discret. "Street Legal" ces derniers temps.
J'ai vu "Fantastic M.Fox" et Wes Anderson ne m'a pas déçu. 
Je me suis gavé de séries TV, cf mon forum séries pour en savoir plus. 
J'ai bu, j'ai fumé, j'ai grandi de quelques millièmes de millimètres.

Un mois plus tard, Dylanesque est toujours là, avec de nouveaux tracas, mais un coeur gros comme ça. 
Et plein de choses à raconter. 
Si je trouve le temps, je vous tiens au courant. 
Alors en attendant (comme l'annonçait le titre de mon article précédent), rendez-vous au printemps !

Publié par dylanesque

Lundi 8 février 2010 à 0:00

Toujours la même rengaine. Oh, 2010, tu commences à me gaver. J'ai une grosse envie de claquer la porte. Je ne rejette pas la faute sur les autres, je ne me cherche pas d'excuses, mais franchement, ça va pas du tout. Grosse fatigue, coup de vieux, je sais pas. Il y a trop de choses, trop de choses, il y a trop de gens. Pas assez de temps. Je suis pas seul à être dans la merde, mais je suis tout seul dans ma merde. Des erreurs que j'ai faites, des choses que je contrôlent pas, et un mauvais pressentiment, comme si ça ne se terminera jamais. Des chaînes de tous les côtés, des obligations, des engagements et un tas de nuages à l'horizon. Alors parfois, je retrouve le sourire, je suis optimiste. Je pense à l'avenir, je me dis que de belles choses m'attendent, que je suis capable de m'accomplir, au final, plus tard, quand il fera beau, quand tout ira mieux, au printemps, l'été prochain, oh oui, tout ira mieux. Et puis la pluie retombe. Tout est gris. Des gens meurent autour de moi. Des gens ont des problèmes, et je suis impuissant. Je perds mon temps et j'accumule un gros tas de merde dans un coin de mon esprit. Alors j'écris, j'écris. Et ce doit être fatiguant pour vous de lire tout ça, comme si vous tombiez par hasard sur le journal intime d'une adolescente qui se plaint tout le temps. Veuillez me pardonner. 

http://dylanesque.cowblog.fr/images/zAMMbtLabqv6ksswcLs3GLQFo1500.jpg

Dimanche soir. Je me repose. C'est devenu tellement rare ces moments de calme, où je peux écrire, et projeter ma mélancolie dans de jolies chansons, triste comme il faut, pleines de larmes et d'histoires tragiques. Ma période Dylan et rien que Dylan s'est achevé pour le moment, elle reviendra. Pour le moment, je découvre, je reviens à d'autres vieux compagnons. Mick Jagger et sa clique sont de la partie ce soir, et je me réecoute toutes leurs ballades, leurs slows, de "As Tear Goes By" à "Wild Horses", en passant par quelques perles dissumulés sur leur album les plus médiocres, comme ce "Memory Motel" long de sept minutes, ou la dégoulinante "Till the Next Goodbye". Karen Dalton regarde timidement le spectacle, Tom Rush chatouille sa guitare dans un coin de la pièce, tandis que Phil Ochs fixe le ciel à travers la fenêtre. Tout le monde est venu me réconforter, ça fait chaud au coeur. Mais demain, ils ont auront tous disparu et il faudra recommencer, se forcer, affronter le froid et la pluie, trouver le courage, remettre à plus tard, la joie, la légereté, le bonheur. 

Bonne nuit. 

Publié par dylanesque

Samedi 30 janvier 2010 à 23:17

Bilan du mois, bilan d’un moi, bilan du froid.


2010 n’a pas commencé dans la joie et la bonne humeur. Les mauvaises nouvelles n’ont cessé de tomber, s’effaçant les unes derrières les autres, prêtes à revenir nous hanter un de ces jours. Vu la mort de Super Nanny sur la couv’ du canard régionale alors que le séisme d’Haïti tenait sur une ligne, en bas de page. Vu que la grippe A c’était pas loin de la grosse blague. N’a pas vu arriver un hiver glacial qui a encore des jours gris et pluvieux devant lui.

http://dylanesque.cowblog.fr/images/NSLandy25.jpg


Alors l’hibernation. L’absentéisme aux examens. J’ai trouvé refuge dans mes vieux disques. De bons compagnons qui m’ont tenu chaud et ont gardé mon esprit éveillé. Ils m’ont permis de continuer à écrire, parce que parfois, c’est la seule chose qui fait du bien, vomir sur le papier, « Sad-Eyed Lady of the Lowlands » en boucle, ses douze minutes de tristesse allant se tapir dans tous les recoins de mon appartement d’étudiant. Où tout prend la poussière.


Des sourires quand même. Les responsables se reconnaitront. Merci, c’était chouette. Se dire tout les jours que « vivement le printemps », « vivement plus tard » et voir des regrets frapper à la porte quand on s’y attend plus, quand on croyait avoir tourné le dos à tout ça. S’enfermer dans une indifférence qui vous rend con, antipathique, seul.


Je me suis plongé dans l’œuvre de Dylan de tout mon cœur, et je n’en dors plus la nuit. Je n’écoute que ça, c’est ce qui me guide, ces chansons qui me prennent par la main et m’aident à affronter le froid. Alors parfois il faut savoir sortir la tête de l’eau, mais la rechute n’est jamais loin. C’est beau et effrayant à la fois, c’est un amour, c’est une passion. Je crois avoir trouvé ma voie à travers tout ça, mais je ne sais pas par où commencer. Je ne sais même pas si  j’en suis capable. Seule certitude : je ne veux plus aller à l’école.

http://dylanesque.cowblog.fr/images/NSLandy27b.jpg


C’était ça janvier. C’était pas toujours la joie, mais c’est comme ça, et il faut l’accepter. Il faut se forcer parfois. Alors je vais me forcer. Je vais rester. Et partir quand je serais prêt et que les beaux jours reviendront.


P.S. : Il faut que j’écrive, sinon je culpabilise, je me ronge les ongles. Alors pour évitez que je ne vous parle que de moi, que de Dylan, donnez moi un thème. Une phrase, quelqu’un, quelque chose, un début, une piste pour écrire. Je vous en serais reconnaissant.


Tiens, c’est la pleine Lune, je vais la savourer le temps d’une cigarette…
Rendez-vous en février.

Publié par dylanesque

Samedi 16 janvier 2010 à 9:55

Et voilà, fin de la première session. 
Je me suis levé à sept heures ce matin. 
Ma convocation en poche et un stylo sur le coin de l'oreille. 
Il pleuvait, il faisait un peu froid. J'ai plus l'habitude de me lever aussi tôt. 
J'avais oublié à quel point c'était calme une ville le matin. 
J'avais oublié à quel point j'aimais me lever avant tout le monde.
Je me suis assis, on m'a donné une copie. 
J'ai griffoné des dessins sur mon brouillon, des papillons. 
Des paroles de chansons. 
J'ai attendu. Et puis au bout d'une heure, je suis parti.
J'ai rendu une feuille blanche. 
Avec juste mon numéro dans un coin. 
Mon numéro d'étudiant. 
J'ai saborder mon semestre.
Et je ne ressentais rien en sortant de la salle. 
Pas de culpabilité, rien. 
Juste envie de fuir. 
Et de tout recommencer plus tard. 
Parce que j'aurais pas le choix.

http://dylanesque.cowblog.fr/images/BobDylanbdnyc.jpg

"You know, some people got no choice
And they can never find a voice
To talk with that they can even call their own
So the first thing that they see
That allows them the right to be
Why they follow it, you know, it's called bad luck."

 
J'ai choisi une chanson dans mon mp3. 
Je sais pas pourquoi, je suis tombé sur "Street Hassle". De Lou Reed. 
Je l'ai mis à fond dans mes oreilles. 
Il pleuvait toujours. Le soleil dormait encore. 
Et tout était aussi calme. 
Alors j'ai couru. 
J'ai pris mes jambes à mon cou. 
J'avais cet image du gamin dans "The Squid and the Whale". 
Ce gamin qui coure à la fin du film. 
Je courais moi aussi, je sautais dans les flaques d'eau. 
C'était pas un sprint de joie parce que tout ça est fini. 
C'était pas un sprint de rage parce que tout ça n'en finit plus. 
C'était un sprint innoçent, neutre, qui n'en finit pas. 
Jusqu'à mon appartement. 
J'ai repris mon souffle. 
Et je me suis allongé. 
La chanson était terminée. 

http://dylanesque.cowblog.fr/images/Lou20Reed.jpg

"Love is gone away
Took the rings off my fingers
And there's nothing left to say
But, oh how, oh how I need him, baby
Come on, baby, I need you baby
Oh, please don't slip away
I need your loving so bad, babe
Please don't slip away"


Le souffle court, emmitouflé sous ma couette, je me sentais bien. 
Alors j'ai mis "Oh Sweet Nothin" du Velvet Underground. 
Toujours Lou Reed. Qui murmurait à mon oreille. Qui me calmait. 
Et me disait que tout ira bien. 
Que je ne le regrettera pas. 
Qu'on verra. 
On verra. 

Publié par dylanesque

Vendredi 15 janvier 2010 à 15:22

Vous l’aurez probablement remarqué, le rythme s’est accéléré sur ses pages ces derniers temps. Alors que Janvier aurait du m’accaparer, avec les révisions, les examens. Je suis en deuxième année, en Fac de Lettres. Après un cursus littéraire plutôt réussi au lycée, c’était la seul voie envisagé. Sans avoir un véritable horizon professionnel, je me suis lancé, pensant que j’allais trouver ma place, et passer trois années confortables. Je croyais que j’allais être plus curieux que jamais, passionné pour l’étude de tous ces livres, de tous ces auteurs. Et un an et demi plus tard, je suis au point de tout lâcher. Pourquoi ?

http://dylanesque.cowblog.fr/images/BobDylanBD553.jpg

Oui, j’aime lire. J’aime écrire. Mais je n’aime pas étudier. J’ai du mal à travailler. Je ne supporte pas le système scolaire, encore bien étouffant au niveau universitaire.  Au fil du temps, mon intérêt pour mes études de lettres a diminués à mesure que ma capacité à m’éparpiller a grandi. J’ai savouré la vie étudiante, j’ai rencontré plein de gens passionnants, pleins d’univers excitants. J’ai commencé à ne plus faire d’effort, à ne plus me lever le matin. Je me suis rendu compte qu’étudier les livres est une expérience bien moins fondatrice que de les lire, de les découvrir par soi-même. Je ne supportais plus d’être sans arrêt conditionné, en prévision des examens, du diplôme. De passer plus de temps à bosser la méthodologie de dissertation que les bouquins au programme. Ma première année, je l’ai obtenu de justesse. Celle-ci, ce sera plus compliqué. Je ne pense pas que j’en ai encore envie. Si je me force de tout mon cœur, ce sera pour ma mère. Et parce qu’arriver à la moitié, il serait peut-être idiot de renoncer. Putain, je suis devenu incapable de me forcer à faire quoi que ce soit. Ca risque de me jouer des tours. Je peux produire des choses de qualité uniquement lorsque j’en éprouve le besoin et que le sujet me passionne.

Et le sujet qui me passionne le plus, ce n’est pas la littérature, ce n’est pas le théâtre comme j’ai pu le croire. C’est la musique. La musique que j’aime, que je vais aimer et qui me donne une raison de vivre. Alors, l’idéal, ce serait d’en faire un métier. Je sais pas si j’aurais besoin d’un diplôme pour ça. Moi ce que je veux (je l’ai découvert récemment), c’est écouter de la musique, écrire sur la musique, partager de la musique, faire de la musique. Devenir programmateur pour une radio, une maison de disques, une salle de concert. Devenir manager pour un groupe. Devenir un groupe (c’est déjà lancé depuis un petit moment, plus d’infos prochainement). Et il faut que je commence maintenant. En continuant ces chroniques. En continuant mon émission de radio. Mon écoute intensive de vieilleries et de nouveautés. En rencontrant plus de monde, en envoyant ma motivation à tous les endroits susceptibles de pouvoir m’offrir une chance. Ce n’est pas un rêve, ou une lubie, c’est quelque chose qui dure, cette envie. Ca et voyager. Ecrire, écouter et voyager. Voilà.

http://dylanesque.cowblog.fr/images/BobDylan37500314337019d03653.jpg

Maintenant, c’est à moi de réaliser tout ça. Je ne peux pas rester là, à attendre, à rien faire. À l’aube de mes vingt ans, il faut que je distribue activement les cartes que j’ai en mains. J’aurais besoin d’aide, j’aurais besoin que l’on croie en moi. Et si je n’y arrive pas, ce sera dommage, mais au moins j’aurais essayé. De vivre mes passions, de vivre pour mes passions, de vivre grâce à mes passions. L’avenir me le dire et en attendant, il faut saisir le présent en faisant les bons choix.

Publié par dylanesque

Lundi 11 janvier 2010 à 19:22

Et oui, vous ne rêvez pas. Je suis aussi prévisible que ça.
Pour le 69ème article de mon blog, je vous ai concocté une playlist consacré au sexe. 
À l'acte sexuel. Pour faire l'amour. Pour baiser. Pour s'envoyez en l'air. 
C'est vous qui voyez...
Ce n'est pas forcément des chansons qui parlent de sexe. De cul, de bites, de chattes. De petite fleur. 
Non, ce sont des chansons idéals pour se mettre dans le bain, pour faire durer le plaisir et monter au septième ciel.
En musique. 

http://dylanesque.cowblog.fr/images/bobdylaniwantyou.jpg

1) Lost Someone (James Brown)
2) Sexual Healing (Marvin Gaye)... forcément. 
3) Come in My Kitchen (version live de Johnny Winter)
4) I Want You (Bob Dylan)
5) Love Like a Sunset (Phoenix)
6) Street Hassle (Lou Reed)
7) The Sensual Woman (The Herbalizer)
8) Wild Horses (The Rolling Stones)
9) Angel (Massive Attack)
10) Getting Led (Adam Green)

Publié par dylanesque

Dimanche 3 janvier 2010 à 0:05

Je vous l'avais promis, le voici : un bilan de ma décennie. 
Peut-être que ça n'intéresse que moi. Mais c'est un bon exercice, ce genre de bilan. 
En espérant que certains d'entre vous s'y reconnaitrons. 

http://dylanesque.cowblog.fr/images/BobDylan1963NewportbackstagebyJim.jpg
Dylan, partie intégrante de ma vie depuis le 10/08/2006...

Je suis né en 1990. En 2000, j'avais 10 ans. Et cette année, je vais avoir 20 ans. 
Je viens d'achever ma décennie de maturation. Ou pas, on verra. 
En tout cas, j'ai beaucoup grandi. Je me suis forgé une identité, des amitiés, un univers. 
J'ai eu ma puberté. Et mon bac. 
J'ai commencé à boire, à fumer. 
Je suis tombé amoureux. 
J'ai découvert les plaisirs et les petits drames de l'amour adolescent. 

Flashbacks. 
2000, pas de bug, mais je construit une navette spatiale avec mes Lego. 
2001, les deux tours, une minute de silence dans la cour du collège.
2002, naissance de ma conscience politique grâce à la connerie des français.
2003, je découvre le rock avec les Strokes, et j'achète ma première paire de Converse.
2004, mon premier voyage à Londres, tandis mes oreilles sont déjà à Liverpool.
2005, les Beatles en boucle, le lycée, les premières soirées et de grandes amitiés.
2006, la plus belle des années, Bob Dylan, Kerouac, la Bretagne et la route.
2007, je ne vis déjà plus que pour la musique et son joli sourire... Et puis l'Afrique.
2008, son joli sourire est à moi l'espace d'une année, une belle année, celle de la majorité.
2009, la vie étudiante, l'apogée musical, la cour des grands, les premières désilusions et le grand voyage...

http://dylanesque.cowblog.fr/images/BobDylanBobplayingharptakenbyDani.jpg

Beaucoup de souvenirs qui, avec le recul, sont délicieux. 
Je ne regrette rien. J'ai beaucoup appris. 
Et ce que je suis et ce que je serais toute ma vie est né quelque part entre 2000 et 2009.
Le 10 août 2006 peut-être, et la révélation. 
Au Burkina Faso. Sur les routes d'Europe. 
Avec eux, avec toi. 

2010 est à moi.
Je vais avoir 20 ans. 
Je veux écrire un roman. 
Je veux partir de nouveau.
Je veux devenir grand. 
Un peu. 

2010 me voilà,
Ne me déçois pas. 


Publié par dylanesque

Lundi 30 novembre 2009 à 16:22

Sale période… C’est jamais très joyeux novembre, en même temps. Les premières joies de l’automne, le doux soleil de septembre et les feuilles mortes d’octobre, tout ça a laissé place à la grisaille, à la pluie, au retour du froid. L’hiver approche. Et le moral est retombé dans les chaussettes.

http://dylanesque.cowblog.fr/images/BobDylanHamletsCastle2.jpg

Pour ne rien arranger, une épidémie vient jeter un vent de panique et d’anxiété sur la planète. Moi, je m’inquiète pas plus que ça. D’ailleurs, je ne me ferais même pas vacciner. Je veux juste pas être malade pendant les fêtes. Mais bon, on choisit pas. Je préfère ne pas trop y penser, en croisant les doigts pour que ça ne s’aggrave pas. Surtout que j’ai relu "La Peste" récemment et que ça fait froid dans le dos. Ah oui, et la planète tombe en ruine, sa date d’expiration est programmée en 2012.

Tout cela n’est pas très réjouissant. On a qu’une envie, c’est se réfugier sous la couette, et entrer en hibernation jusqu’au retour des beaux jours. Dormir et oublier la paranoïa ambiante, nourri par les infatigables médias et les incompétents politiciens. Oui, dormir, parce que c’est fatiguant…

Comme tous les ans à la même époque, je traverse une période de saturation. Je suis lâche, je n’ai pas vraiment la force de lutter, et c’est toujours le même refrain : vivement plus tard. Pourtant, je ne suis pas vraiment à plaindre. C’est juste de la fatigue. Le sentiment de perdre mon temps, de ne plus être à ma place. L’envie de m’éloigner de moi quelques temps, aller voir ailleurs si je n’y suis pas. Surtout que les souvenirs de mon voyage me hantent. Je n’ai jamais ressenti ce vide durant mon périple. Je me sentais gonflé à bloc, entièrement moi-même et fier de l’être. Et alors que les petits problèmes du quotidien s’accumulent, amplifiés par la mauvaise humeur ambiante, je me réfugie dans le passé. Et je pense à l’avenir. J’ai trop peur de vivre l’instant présent. Alors que cet été, je n’avais que ça en tête. Ici et maintenant, tout le temps.

http://dylanesque.cowblog.fr/images/BobDylaniceman.jpg
 
L’avenir est encore un peu flou, cela dit. Pour ce qui est des études, ce sera une partie de pile ou fac. Pour ce qui est de la planète, ce sera toujours le même bordel. Face à ça, je me sens plutôt impuissant. Alors je vais me concentrer sur mes projets, les chérir, prendre mon temps pour mener ma vie à bien, en continuant de croire que si je le veux bien, je peux faire de grandes choses. Ca ne tient qu’à moi. Je vais savourer mon quotidien, mes amis et quand ça n’ira pas bien, j’irais trouver réconfort dans la musique. Comme d’habitude.
 
Rien n’a vraiment changé, c’est juste une mauvaise période, un drôle d’automne, qui finira bien par se terminer. Et je serais prêt. Et je rigolerais de tout ça. Je ne sais pas quand, mais un beau jour viendra…
 
 

Publié par dylanesque

Samedi 21 novembre 2009 à 13:06

Moi, je fume. 

J'ai commencé à 17 ans. 
À l'époque, je tenais pas en place, il fallait toujours que j'ai quelque chose à faire de mes mains. 
Trop vieux pour sucer mon pouce, trop hétéro pour sucer autre chose, j'ai adopté la cigarette. 
Lucky Strike. Pour faire comme Bob Dylan. 
Je me sentais l'âme d'un cow-boy. 

http://dylanesque.cowblog.fr/images/pst0693dyl.jpg
Dylan, à part pour sa voix, la cigarette lui a jamais fait de mal...

Au début, j'étais maladroit. Je toussotais.
Maintenant, c'est un geste quasi-naturelle. 
La cigarette est devenu une extension de ma main, une protubérance au bout de mes doigts. 

Pas une heure se passe sans que le bruit réconfortant de la flamme qui jaillit de mon briquet ne vienne caresser doucement le bout de ma clope.
Le plaisir d'ouvrir un paquet fraîchement acheté, de faire glisser l'objet entre ses doigts, de savourer chaque bouffée de nicotine. 
La cigarette du matin, avant le petit-déjeuner. Celles que l'on prend pour digérer après un bon repas. 
Les cigarettes sous la pluie, celles qu'on fume face à un lever ou un coucher de soleil. 
Sur la plage, dans la voiture, en errant dans l'obscurité des rues, en gambadant dans les champs. 
Après l'amour.
Moi je fume, et j'aime ça. 

http://dylanesque.cowblog.fr/images/iancurtis.jpg
Ian Curtis, c'est pas ça qui l'a tué à ce que je sache...

Si je tournais un film, les gens fumeraient beaucoup de cigarettes. 
Je trouve ça tellement beau à l'écran. 
Dans les films de Wes Anderson, dans la série Mad Men. 
Mais surtout dans les westerns et les films noirs des années 50. 
C'est tellement beau de voir une jolie fille qui fume.
Avec la cigarette au bout de ses longs doigts. 
Qui souffle la fumée, la bouche en coin. 
C'est magnifique. 

J'aime fumer, j'aime l'odeur du tabac, j'aime le mot cigarette. 
Alors oui, c'est mal. Oui, j'augmente mais chances de mourir et je réduis mes chances de fertilité (si, c'est écrit sur le paquet). 
Bien sûr que c'est hors de prix. Ca en devient presque ridicule, même. 
Mais pas aussi ridicule que l'hypocrisie de l'Etat qui, jamais à court de conneries, nous alarment contre les méfaits du tabagisme, tout en prenant bien soin de piocher dans la caisse de la grande industrie des clopinettes. 

http://dylanesque.cowblog.fr/images/sergegainsbourgbyalex.jpg

L'interdiction de fumer dans les lieux publics, je veux bien. 
Dans les bars, ça m'emmerde mais je dis rien. 
Mais lorsque la censure vient filtrer les Gitanes, je dis non !
L'affiche de "Gainsbourg, vie héroïque", biopic sur vous-savez-qui, se retrouve interdit d'affichage dans les couloirs du métro.
La RATP s'inquiète, regarder cette affiche, ça pourrait inciter les gens à fumer. 
Il faut agir pour le bien des gens, parce que les gens, ça sait pas se débrouiller tout seul. 
Il faut apprendre à réfléchir. 
Alors que TF1 tourne toujours.
Cohérent ?
Non.

Faut peut-être pas trop prendre les gens pour des cons (quoiqu'il ne faut pas oublier que parfois, ils le sont). 
Continuons ainsi et bientôt, on se verra coller un flingue sur la tempe à chaque bout de mégot allumé dans la rue. 
Le flingue, c'est moi qui me le met sur la tempe quand je fume, et personne d'autre. 
Je n'inciterais personne à fumer. 
Au fond de moi, je regrette d'avoir commencé, d'en être à un paquet par jour. 
Je pense même qu'un jour, j'arrêterais. 
Mais je ne dicterais à personne sa conduite. 

http://dylanesque.cowblog.fr/images/jackkerouac2114480244.jpg
Jack Kerouac, une clope pour l'éternité...

Pour moi, fumer, c'est vivre heureux en attendant la mort (pour reprendre le grand Desproges).
Pour tous ceux qui partagent ma folie suicidaire, voici dix pistes particulièrement enfumés, qui à défaut de déboucher vos artères, nettoieront vos oreilles... 

1) Smoke Gets in Your Eyes (Dinah Washington)
2) La Javanaise (Serge Gainsbourg)
3) On the Road (Tom Waits)
4) Smoke! Smoke! Smoke ! That Cigarette (Sammy Davis Jr)
5) Cigarettes & Chocolate Milk (Rufus Wainwright)
6) Smoke Stack Lightning (Howlin' Wolf)
7) Ashes on the Fire (Richard Hawley)
8) Been Smokin' Too Long (Nick Drake)
9) Cold Irons Bound (Bob Dylan)
10) Waitin' Around to Die (Townes Van Zandt)

Allez, je vais m'en griller une... 

Publié par dylanesque

Samedi 31 octobre 2009 à 22:31

Octobre est presque terminé. C’est Novembre qui commence.
Entretemps, je vide mon sac. J’ai plein de choses à vous raconter.


Parlons ciné pour commencer. Je viens d’aller voir une charmante comédie romantique. 500 Days of Summer. L’histoire d’un type qui tombe amoureux d’une fille qui ne croit pas en l’amour. C’était frais, drôle, émouvant, porté par un cast adorable et une bande son parfaite, des Smiths à Regina Specktor en passant par Simon & Garfunkel. C’était tout sauf original, malgré une forme et une réalisation qui voudrait sortir du lot. Mais au moins, ce n’était pas prétentieux, juste simple et beau. J’avoue que je me suis beaucoup reconnu dans le personnage principal. Beaucoup. Tellement que toute cette histoire était troublante. L’impression de revoir des moments de ma vie, d’une vieille relation. Je suis ressorti avec un grand sourire, et un peu d’amertume.

http://dylanesque.cowblog.fr/images/500days3.jpg

Même chose pour The Squid & The Whale (« Les Berkman se séparent » en VF). L’histoire d’une famille, les parents qui divorcent, les deux frères qui se cherchent. Ca se passe au milieu des années 80. Ca parle de l’adolescence, des illusions perdues, de la nuance entre l’amitié et le lien de parenté. Ca aurait presque pu être du Wes Anderson (c’est d’ailleurs lui qui est à la production) mais non, c’est un film quasi-autobiographique de Noah Baumbach. Moi, j’ai pas de frère, et pourtant, je me suis encore une fois beaucoup reconnu dans le personnage de Walt. J’ai aimé la poésie de certains dialogues, la justesse des acteurs, les chansons de Bert Jansch, Loudon Wainwright et Lou Reed. Il a pas l’air comme ça, mais il est puissant ce film.

http://dylanesque.cowblog.fr/images/thesquidandthewhale.jpg

De toute façon, je peux pas voir un film sans chercher à tout prix à m’identifier à quelqu’un, à une situation. Ca me rend fou. Et en même temps, c’est un bel exercice. C’est pour cela qu’on lit, qu’on écrit, qu’on regarde les images des autres. Pour espérer croiser quelque chose qui nous ressemble. Et essayer de le comprendre.
J’ai commencé à écrire sur mon voyage. Celui que j’ai fait cet été, en Europe. Je vous ferais partager tout ça, tôt ou tard.
Halloween, je l’ai passé au bord de la mer. Il pleuvait mais ça m’a fait un bien fou.

Beaucoup de brume, le ciel est orange. 
Une chanson : "Hold On to Your Friends" (Morrissey)
J’écoute beaucoup Paul Simon en ce moment. J’ai besoin de ces mélodies douces-amères, de son timbre de voix. She’s crazy, she’s got diamonds on the sole of her shoes…
Et Dylan, encore et toujours.

http://dylanesque.cowblog.fr/images/500daysofsummerreview3.jpg
Vous l’aurez compris, je lis, j’écris et j’écoute de la musique. Et je vais bien, en ce moment. En d’autre termes, je suis content du mélange. Et j’ai de la chance.
Peut-être que se sentir bien, c’est vomir des banalités sur son blog.
Dans ce cas, vous m’en voyez désolé.
Moi, je suis ravi…

Publié par dylanesque

<< Page précédente | 1 | 2 | Page suivante >>

Créer un podcast