Dylanesque

Don'tLookBack

Dimanche 10 janvier 2010 à 18:17

Histoire de compléter la longue discographie de l'ami Dylan, je m'arrête un instant sur ce "World Gone Wrong", paru en 1993. Le deuxième volet d'un retour aux sources pour un artiste en perte de vitesse, qui se remet doucement des cruelles années 80.

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"Good As I Been to You" était plutôt convaincant, alors on nous ressert plus ou moins la même chose. Des classiques oubliés d'une musique ancestrale, le folk américain qui convoquent les fantômes de Blind Willie McTell ou bien Willie Brown. Les ballades que le jeune Robert Zimmerman apprenait par coeur, chérissait comme un chercheur d'or, et qu'il partagera de nouveau, bien plus tard, avec son émission de radio.

Bien que le tout ronronne un peu parfois, on sent une vrai authenticité, un hommage sincère, un Dylan qui est là, vraiment là. Sa voix commence à vieillir, mais apporte de la puissance aux morceaux, affirme leur aspect ancestrals, historiques. C'est un plaisir de retrouver la guitare folk, l'harmonica, et surtout, un artiste concerné par ce qu'il fait. Rien de nouveau ici, mais de l'ancien que l'on découvre avec la nostalgie d'un temps qu'on a pas connu, qu'on se plait à imaginer. "Blood in My Eyes" est le sommet du disque, bouleversant.

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Loin d'être un classique, cette collection de reprises est honnête, facile d'accès et réconfortant. Il ne prend plus de risques Bobby, mais on peut pas lui reprocher un peu de confort. "World Gone Wrong" trouvera sa place, tout comme son prédécesseur, au coin de la cheminée, avec le chat sur les genoux, qui ronronnera de bon coeur, à l'image de ce bon vieux Dylan...

Vendredi 8 janvier 2010 à 20:58

On peut toujours compter sur Josh Rouse pour passer un bon moment. Chaque rendez-vous avec l'artiste le plus attachant de l'americana est un vrai plaisir. Ce type semble tellement sympa, sincère et authentique, qu'il est quasiment impossible de ne pas l'aimer. Il suffit d'avoir un coeur, des oreilles et besoin d'un peu de compagnie pour l'apprécier à sa juste valeur.

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"Country Mouse City House", sorti en 2007, n'échappe pas à la règle. C'est un excellent disque, qui vient compléter une discographie cohérente, sans coups de génie certes, mais qui n'a jamais déçu. L'hiver froid qui s'annonce et l'annonce de la sortie d'un prochain album est une occasion parfaite pour le redécouvrir et savourer ces neuf chansons pleines de chaleur. "Sweetie" aura accompagner bien des ballades estivales, "Hollywood Bass Player" est parfaite pour retrouver le sourire et "Nice to Fit In" se laisse siffloter avec bonheur. Même si les textes introspectifs ne sont pas toujours empli de légèreté et que le ton n'est pas constamment enjoué, le parfait mélange entre allégresse et mélancolie est une solution miracle pour réchauffer tous les coeurs brisés, tous ceux qui broient du noir sous leurs bonnets et leurs écharpes. Une solution qui pourrait lasser, mais ravit à tous les coups, grâce à de nouvelles couleurs, à des ambiances qui changent. Parce qu'on dirait pas comme çà, mais Josh évolue au fil des années. Il est comme nous, il amoureux, il est brisé, il sourit à la vie ou bien il se renferme. Par chance, il trouve le temps pour écrire de bien belles chansons, qu'il enrobe de sa voix soul, de mélodies bien à lui, réconfortantes.

J'ai beaucoup d'affection pour ce disque et pour cet adorable songwriter. "Country Mouse, City House" est pertinent partout, par tous les temps. La seule condition pour une bonne écoute est d'avoir besoin d'un peu de chaleur.

En bonus, les concerts à emporter de l'ami Josh : http://www.blogotheque.net/Josh-Rouse,5234

Vendredi 8 janvier 2010 à 19:16

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De Yo La Tengo, je ne connais pas grand chose. J'ai découvert ce groupe sur le tard, à travers la bande originale du fim "I'm Not There" et ses délicieuses reprises de Dylan. Leur unique morceau sur la compilation "Dark Was the Night" est ma favorite. Leur reprise du "Andalucia" de John Cale aussi. Si le film "Old Joy" m'a conquis, grâce à l'atmosphère tissé avec délicatesse par le groupe. Yo La Tengo et moi, c'est une sucession de rencontres, c'est la mélodie du hasard. Je n'ai jamais cherché à aller vers eux, ils sont toujours venus vers moi.

Jusqu'au mois dernier, lors d'une escapade à Londres. Je me balladais autour des disquaires de Brick Lane, l'eau à la bouche. Et je tombe sur ce "Painful", datant de 1993. J'avais que trois ans à l'époque. L'air fier, j'achète mon premier CD de Yo la Tengo. Je scelle notre rencontre, je la transforme en relation. Sur le chemin du retour, j'enfile la galette dans l'auto-radio, et je sais que j'ai trouvé un bon compagnon. 

Dans la voiture, une atmosphère s'installe. Je monte le son, mais pas trop. On parcoure l'autoroute anglaise dans la brume, on descend les routes de Normandie sous la neige. À travers la vitre, tout est blanc, immaculé. Et "Painful" passe en boucle. Accompagnant parfaitement un jour de Décembre très froid, où l'on se réchauffe comme on peu. Avec ces mélodies nerveuses mais qui sont de la pure mélancolie. Des guitares qui se croisent et qui tissent un flot d'émotions, des voix loin derrière qui rassurent.

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On n'écoute plus beaucoup les disques en entier de nos jours. Alors quand on découvre une perle d'intensité, un disque aussi beau et cohérent, il faut reprendre de bonnes habitudes, et laisser la magie opérer du début à la fin. 
Et quand enfin on arrive à destination, que la dernière plage instrumentale s'achève, c'est un peu triste. C'est la fin d'un voyage. Un puissant voyage en musique. "Painful" m'a fait survivre au froid, il a sublimé la neige et il a changé de sombres pensées en l'espoir de jours meilleurs. "Painful" était au bon moment, au bon endroit. Et il a touché juste.

Dimanche 3 janvier 2010 à 16:31

Bob Dylan vous manquait ? Le revoilà. Je n'ose pas encore vous parler de Blonde On Blonde, de Desire, ce serait comme gravir une montagne que d'écrire des chroniques concernant ces albums. En attendant de pouvoir trouver les mots, je vais de nouveau faire un tour de la discographie du Zim, en me focalisant cette fois sur les albums live. Et pas les plus réjouissants...

Moi, Dylan, je l'ai vu à Paris, en avril 2007. Et c'était bien mieux. Mais ce sera pour une autre fois...

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Sorti en 1979, cet album live retrace deux des huits concerts donnés par le Zim au Nippon Budokan de Tokyo.
Si je trouve personnellement "Street Legal" comme un bon album (certes inégal), je ne peux pas en dire autant des concerts de Dylan à la même époque. Agrémenté d'arrangements digne d'un show à Las Vegas, la plupart de ces morceaux live n'apportent rien de plus et nous montrant un Dylan qui n'est plus du tout à l'aise avec ses anciens morceaux ("The Times They Are A-Changin'" sonne tellement faux...). Dylan joue les révisionnistes, certes, mais on l'a connu plus inspiré, même dans le récent "Never Ending Tour", pour redonner de nouvelles couleurs à ses vieux morceaux. Le rythme d'"I Want You" est ralenti, "Going, Going, Gone" est accélérée... On sent de l'improvisation ça et là, on sent quelque chose de peu maitrisé, de chevrotant... Il arrive pourtant que la magie opère ("Simple Twist of Fate", "Love Minus Zero/No Limit") mais deux disques, c'est beaucoup trop long.

A côté de live comme "Hard Rain" ou "Before the Flood", celui-ci ne décolle jamais vraiment et n'apporte pas grand chose, n'a pas un réel interêt. Si Dylan peut faire des merveilles en reconstruisant ses classiques, ce n'est manifestement pas le cas avec ce live à Budokan.

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Un live retraçant la tournée européenne de l'artiste en 1984: l'album Infidels venait de sortir et si on le compare aux sombres daubes de la décennie (excepté Oh Mercy), il était plutôt honorable. Ce qui nous donne un live plutôt écoutable, même si ronronnant parfois. Mick Taylor est à la guitare, Carlos Santana est également de la partie, tout le monde est là pour renflouer les caisses.

Les morceaux d'Infidels fonctionnent plutôt bien, mais ont perdu de leur saveur. Où est passé la rythmique reggae de "I and I" ? Et puis pour le reste, c'est la nostalgie qui l'emporte. Le "Highway 61 Revisited" du pauvre en guise d'ouverture, un "Girl From The North Country" qui manque de sincérité et un "Tangled Up In Blue" un peu pâlot. Mais je dois avouer que "Ballad Of A Thin Man" et "Tombstone Blues" sont rondement menés.

Pas de quoi se taper le cul par terre donc, mais ce live n'est pas aussi mauvais que celui de Budokan ou encore pire, celui avec Grateful Dead. Les amateurs ne cracheront pas dessus, les autres perdront leur temps.

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En 1987, Bob Dylan a l'idée saugrenue de se lancer dans une tournée des stades en compagnie de Jerry Garcia et de son vieillissant Grateful Dead. En guise de témoignage de cette série de concerts, cet album live, Dylan & The Dead, regroupant sept morceaux du Zim, allant de "Knockin' On Heavens's Door" au plus rare "Joey". D'emblée, la pochette annonce quelque chose de très mauvais goût...

D'après certains bootlegs, il apparaît que la collaboration de Dylan et Garcia n'a pas été vaine, intéressante parfois. Ce n'est pas l'image qu'en donne cette sélection de morceaux plus ennuyeux les uns que les autres. Des chansons merveilleuses qui sentent ici la poussière et l'humidité. C'est triste à entendre et mal produit.

L'album live le plus mauvais de Dylan, mais également un zéro pointé dans la discographie du Grateful Dead (déjà pas très reluisante à mon goût). À l'écoute de tant de médiocrité, on se dit qu'il était vraiment temps pour Dylan que les années 80 s'arrêtent...

Dimanche 3 janvier 2010 à 16:14

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A l'aube des années soixante, tandis que le jeune Zimmerman grandit devant les yeux de la scène folk, Johnny Cash continue de jouer les patriotes et rend hommage à l'Amérique, sur ce quinzième album. Après avoir consacré Ride This Train au monde du rail, deux ans plus tôt, il décide avec ces neufs chansons de rendre hommage aux ouvriers de sa patrie. Ceux qui se salissent les mains et sont traités comme des chiens.

L'ambiance est résolument country, la Carter Family est de la partie, tandis que Luther Perkins perpétue le son des Suns Records, si frontale, si singulier. Des arrangements simples, pas trop d'effets ni de miel dans les oreilles. Surtout, et c'est ce qui rend l'album intéressant, pas trop de morale niaise de patriote aveuglé. C'est bien trop souvent ce qui rendra certains albums de Cash bien médiocres, quelques années plus tard.

Nous retiendrons ici quelques chansons marquantes : les ravissantes ballades "Casey Jones" et "The Legend Of John Henry's Hammer", en compagnie de la toujours délicieuse miss June Carter. La complainte "Tell Him I'm Gone", nouvel hommage aux travailleurs, qu'on croirait interprêter dans un champ de coton, sous un soleil caniculaire. Et puis "Busted" qui sera plus tard un morceau de bravoure sur le live à Folsom Prison.

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Ce n'est pas l'oeuvre la plus inspirée de l'homme en noir, ça n'a pas des allures de protest-album, mais il s'agit d'un beau témoignage à la sauce country d'une Amérique ancestrale, qui n'a, cela dit, pas complétement disparu.

Dimanche 3 janvier 2010 à 1:23

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Teitur
, c'est pas facile à prononcer. Le monsieur vient des îles Feroe, tout au Nord de l'Europe, et a passé la majeure partie de sa vie au Danemark. Ca ne l'empêche pas de nous livrer un deuxième album plein de chaleur, en 2006. Le premier essai m'avait laissé un de glace, à l'exception de quelques titres bien foutus, comme "Josephine" et "One And Only" que l'on retrouve sur la B.O. de quelques films indés. Avec "Stay Under The Stars", Teitur passe à la vitesse supérieure et nous offre douze titres qui réveillent le fantôme de Nick Drake, et procurent de merveilleuses sensations folk.

On ne saluera pas l'originalité de l'artiste : une ligne mélodique reposant sur des gammes connues, des cordes parfois faciles et un piano qui ne va pas souvent chercher très loin. Mais il serait idiot de s'arrêter là, le plaisir est ailleurs. Dans le timbre feutré de la voix, dans une poésie emprunte de mélancolie ("Louie Louie", hommage émouvant à Louis Armstrong). Un sentiment de calme et d'apaisement plane sur ces titres, en particulier la longue ballade "All My Mistakes", où on est plongé dans une douce léthargie. Mais jamais on ne s'endort, toujours sur le fil. Teitur monte le volume parfois : la délicieusement country "Boy She Can Sing!", la rythmique blues et enlevée de "Hitchhiker", mais jamais trop fort. Beaucoup d'influences : Nick Drake donc, mais aussi Paul Simon.

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Si vous aimez les artistes du Grand Nord, comme le délicat Peter Von Poel et le candide Sondre Lerche, si vous aimez vous acharner à prononcer des noms à la texture étrange, et si vous avez un grand besoin de boire un chocolat chaud près de la cheminée, impossible de ne pas tomber sous le charme de Teitur.

Dimanche 3 janvier 2010 à 1:05

Voilà, 2009 est bel est bien enterré. Comme d'habitude, on a vu des bilans et des tops 10 sortirent de tous les coins de la blogosphère. Et c'est le dernier Phoenix qui revient à chaque fois. "Wolfang Amadeus Phoenix". Derrière ce nom ambitieux, déjà une référence.

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Je vous avait déjà dit tout le bien que je pensais de son prédécesseur, un album phare de mon adolescence. Même si j'y suis moins attaché, celui-là est tout aussi bon, si ce n'est meilleur. Les quatres génies de Versailles imposent avec ces dix chansons le son de 2009. Oui, car n'ayons pas peur des mots, voici l'album de l'année. Les multiples acclamations n'étaient pas démesurés, le buzz n'était pas surfait. Pour une fois, on tient là un album qui fait quasiment l'unanimité. Aucune révolution musicale à signaler, simplement du bonheur à tout les étages, de la pop inventif et addictif, dont il est impossible de se lasser. Depuis mai dernier, je me le repasse en boucle sans voir le temps passer. Comme si c'était la première fois.

"Lisztomania" a explosé dans mes oreilles dès la première écoute. Un coup de maître, qui s'accroche à vous pour ne plus jamais vous lâcher. Je pourrais vous faire l'éloge de chacune de ses chansons, mais on a déjà tellement parlé de cet album. Il suffit de lancer "Lisztomania" et tout est dit. Et on reste jusqu'à la fin.

J'ai passé mon été à sautiller au son de cette merveille. "Love Like a Sunset" accompagne tous mes trajets en voiture, en train, c'est la bande-son de mes rêves les plus acidulés. "Rome" est belle à pleurer et jamais la voix de Thomas Mars ne m'a aura autant bouleversé. Sa manière de répéter chaque mot, de les découper et nous les envoyez en pleine face en restant délicat.

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Cet album, il aurait pu être une grosse machine à tubes, sans personnalité. Mais grâce à un savant mélange, il est plus authentique que jamais. Beau, émouvant, riche en saveurs. Il éclate dans tous les recoins de la pièce dès qu'on le laisse en liberté. C'est un morceau de bravoure, un petit chef d'oeuvre des temps modernes. Réalisé par des types simples, adorables et humbles comme c'est pas permis.

"Wolfgang Amadeus Phoenix", c'est un miracle. Un album magique que j'écouterais encore en 2020, si tout va bien.

Dimanche 3 janvier 2010 à 0:05

Je vous l'avais promis, le voici : un bilan de ma décennie. 
Peut-être que ça n'intéresse que moi. Mais c'est un bon exercice, ce genre de bilan. 
En espérant que certains d'entre vous s'y reconnaitrons. 

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Dylan, partie intégrante de ma vie depuis le 10/08/2006...

Je suis né en 1990. En 2000, j'avais 10 ans. Et cette année, je vais avoir 20 ans. 
Je viens d'achever ma décennie de maturation. Ou pas, on verra. 
En tout cas, j'ai beaucoup grandi. Je me suis forgé une identité, des amitiés, un univers. 
J'ai eu ma puberté. Et mon bac. 
J'ai commencé à boire, à fumer. 
Je suis tombé amoureux. 
J'ai découvert les plaisirs et les petits drames de l'amour adolescent. 

Flashbacks. 
2000, pas de bug, mais je construit une navette spatiale avec mes Lego. 
2001, les deux tours, une minute de silence dans la cour du collège.
2002, naissance de ma conscience politique grâce à la connerie des français.
2003, je découvre le rock avec les Strokes, et j'achète ma première paire de Converse.
2004, mon premier voyage à Londres, tandis mes oreilles sont déjà à Liverpool.
2005, les Beatles en boucle, le lycée, les premières soirées et de grandes amitiés.
2006, la plus belle des années, Bob Dylan, Kerouac, la Bretagne et la route.
2007, je ne vis déjà plus que pour la musique et son joli sourire... Et puis l'Afrique.
2008, son joli sourire est à moi l'espace d'une année, une belle année, celle de la majorité.
2009, la vie étudiante, l'apogée musical, la cour des grands, les premières désilusions et le grand voyage...

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Beaucoup de souvenirs qui, avec le recul, sont délicieux. 
Je ne regrette rien. J'ai beaucoup appris. 
Et ce que je suis et ce que je serais toute ma vie est né quelque part entre 2000 et 2009.
Le 10 août 2006 peut-être, et la révélation. 
Au Burkina Faso. Sur les routes d'Europe. 
Avec eux, avec toi. 

2010 est à moi.
Je vais avoir 20 ans. 
Je veux écrire un roman. 
Je veux partir de nouveau.
Je veux devenir grand. 
Un peu. 

2010 me voilà,
Ne me déçois pas. 


Samedi 2 janvier 2010 à 22:28

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Ils viennent d'Espagne, ils chantent dans la langue de Dylan et s'appliquent à créer depuis 2003 des pop-songs évoquant au mieux les Beatles, au pire Coldplay. Ils sonnent rétro et ça les dérange pas. Ils n'ont jamais cassés trois pattes à un canard mais peuvent viser juste à l'occasion. Voilà les Sunday Drivers, avec un nouvel album passé complétement inaperçu, "The End of Maiden Trip.

Moi, je les trouve sympathiques les conducteurs du dimanche. Un peu gauche, pas originaux du tout, mais gentils comme tout ! Je les avais découvert en 2005, à l'époque où "On My Mind" passait en boucle à la radio. Ils m'avaient vraiment conquis en 2007, avec "Tiny Telephone", un adorable album qu'il m'arrive de réecouter l'été en sifflotant.

Alors avec ce nouvel essai, je suis carrément déçu. "The End of Maiden Trip" ne parvient pas à offrir la même cohérence, le même enthousiasme. Les morceaux sont forcés, mous du genou et aucune trouvaille n'est à signaler ici. En peu de temps, les efforts des espagnols deviennent fatiguants et on se lasse de la voix, des effets rétro et des airs de guitares qui se ressemblent tous. Attention, tout n'est pas à jeter. "I" est un hymne pop-rock efficace tandis que "Specially" et le morceau final sont des ballades pas dégueulasse du tout. Hélas, pour le reste, c'est du réchauffé, de la soupe, de l'oubliable.

Mince, j'aurais aimé dire du bien de The Sunday Drivers, un groupe que j'affectionais. J'aurais du vous parler des albums précédents. C'est triste à dire, mais j'ai grandis et je n'ai plus de temps à perdre avec des disques aussi insipides.

Samedi 2 janvier 2010 à 22:14

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On ne parle pas assez de Turner Cody. Alors dans l'indifférence générale, je vais encore en dire du bien. En vous parlant rapidement de "Buds of May", l'un des huit albums enregistrés par le barde de Brooklyn, et réedité en 2007. En espérant qu'un jour, on pourra le trouver en France.

Douze chansons douces dans une veine folk/country jamais poussive, toujours authentique. Les influences de Dylan (pour la voix et les mélodies) et Jonathan Richman (pour les textes aussi poétiques qu'absurdes) se mêlent toujours aussi bien et une production minimale finit de rendre le tout savoureux. De l'inaugural "Break for Boar" à la somptueuse ballade "When the Sands are Beds Again" en passant par "Ray", ma favorite, Turner Cody joue les lonesome cowboy dans votre salon, son chapeau et son air paumé inclus.

"Buds of May" est un nouveau délice servi à la sauce country par le plus attachant des troubadours. Laissez lui une chance de vous séduire, il pourrait devenir votre meilleur ami, et vous n'aurez plus qu'à aller boire quelques bières avec lui, en compagnie de Jeffrey Lewis et d'Adam Green !

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